Natacha Chetcuti, Sociologue et docteur en anthropologie sociale (Equipe Genre, santé sexuelle et reproductive, CESP-INSERM U1018 - Hôpital Kremlin-Bicêtre) sexe genre sexualité

Hiver 2014

Vendredi 17 janvier 2014 - MSH de Dijon - université de bourgogne


Séminaire Actualité des études de genre
"Égalité des genres, émancipation sexuelle et conflit des interprétations du principe de laïcité en France"

Fondé sur une analyse des textes de militant-e-s, analystes et intellectuel-le-s,  médiatisés à la faveur de mobilisations féministes durant la dernière décennie, cette contribution est centrée sur l’analyse des controverses concernant le pacte laïque en France. En référence au processus de sécularisation spécifique à la France, dont la période instauratrice se situe de 1880 jusqu’aux lois scolaires de 1905, érigeant la règle de la séparation des Églises et de l’État.

Le lien entre laïcité, descendantes d’immigrés et égalité entre les sexes apparaît plus que jamais au centre du débat féministe français et dans ses recompositions politiques. Les différends autour de la loi sur les signes religieux à l’école, ceux concernant les violences faites aux femmes, jusqu’au récent débat sur la légalisation du mariage dit « pour tous » seront ainsi privilégiés. En effet, on assiste depuis une dizaine d’années à un double paradoxe dans lequel la question du rapport entre égalité des genres, et principe de laïcité semble se confondre avec  émancipation sexuelle, égalité des genres et universalité du principe républicain. En outre, l’adoption ouvrant le mariage aux personnes de même sexe adoptée en France en 2013 a relancé les critiques visant les théories dites du « gender », celles-là même qui avaient tendu les milieux conservateurs et catholiques en 2011, avec l’introduction de la notion de genre comme construction sociale de la masculinité et de la féminité dans les manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) des classes de première.

Dans ce contexte contemporain d’interprétations multiples de la laïcité, l’analyse sociologique des féminismes et leur diffusion dans la représentation médiatique et politique française, permettra de mettre au jour les façons dont les concepts de genre et de citoyenneté y sont retraduits, y compris à partir d’un registre religieux, pour mettre en tension et en interrogation une citoyenneté légitime quoique discriminante.


Lieu : MSH de Dijon, de 10 h à 12 h, salle des séminaires (RDC).
Entrée libre.
>>En savoir plus

— ARCHIVES —

Hiver 2012

Samedi 4 février 2012


L'Institut Émilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son cycle de conférences:

"Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre", En alternance avec les conférences consacrées depuis 2007 à l'autobiographie et au parcours intellectuel de chercheuses et chercheurs sur les femmes, le sexe et le genre, l'IEC consacre désormais des séances à la présentation par son auteur-e d'un ouvrage récent autour duquel s'organisera le débat.

NATACHA CHETCUTI "Se dire lesbienne. Vie de couple, sexualité, représentation de soi" (Payot, 2010)

discutante : Marie-Carmen Garcia

Natacha Chetcuti propose un ouvrage pionnier qui donne la parole aux lesbiennes et permet de comprendre l'expérience sociale de ces « femmes ». Elle décrit les trois parcours qui mènent à la construction de soi comme lesbienne (exclusif, simultané, progressif) et met en évidence le « processus de des/hétérosexualisation » qui permet une affirmation « identitaire » et une rupture avec les normes dominantes de la féminité. L'auteur s'intéresse aux façons de se dire aux autres, notamment auprès de l'entourage familial et professionnel. Enfin, elle analyse les modalités de la rencontre, les manières d'être en couple et la sexualité lesbienne en s'appuyant sur la théorie des scripts sexuels développée par John H. Gagnon. Par touches discrètes, les récits de vécus ordinaires – identitaires, amoureux et érotiques – des femmes (lesbiennes et hétérosexuelles) interrogées sont mis en perspective avec les connaissances issues des études sur le genre et la sexualité. En outre, l'auteur fait ainsi apparaître par l'analyse qu'elle produit des discours sur la nomination de soi, sur les formes relationnelles et les scripts sexuels un lien complexe entre la création et la reconnaissance de codes lesbiens (en tant que culture partagée) et les diverses représentations du lesbianisme et plus largement de la place occupée par les femmes dans l'espace social.

 

Natacha Chetcuti est sociologue et docteure en anthropologie sociale (EHESS), chercheur en contrat post-doctoral à l'INSERM, dans l'équipe : « Genre Santé sexuelle et reproductive ». Ses recherches portent sur les enjeux épistémologiques et politiques des catégorisations de genre. Plus récemment, elle s'intéresse aux questions de santé publique, plus spécifiquement sur le thème du genre et de la santé mentale et aux formes d'énonciation et de politisation des groupes minorisés dans le rapport laïcité et féminisme. Elle est l'auteur de plusieurs articles et a co-dirigé plusieurs ouvrages, notamment, avec Luca Greco, Le genre à l'épreuve des dispositifs de pouvoir, de langage et de catégorisation sociale (P.U. Paris 3, à paraître); avec Maryse Jaspard, Violences envers les femmes : trois pas en avant, deux pas en arrière (L'Harmattan, 2007) ; avec Claire Michard, Lesbianisme et féminisme. Histoires politiques (L'Harmattan, 2003).

 

Marie-Carmen Garcia est maîtresse de conférences en sociologie à l'Université Lumière-Lyon 2 et chercheuse au Centre Max Weber. Ses travaux portent principalement sur la production du genre dans des contextes institutionnels particuliers. Elle a publié récemment Artistes de cirque contemporain (La Dispute, 2011). Elle participe à une recherche sur les violences liées au genre en milieu scolaire et mène une investigation sur les relations extra-conjugales durables. Elle enseigne depuis plusieurs années dans les domaines de la sociologie de la sexualité, du couple et de la famille.

 

Lieu : Campus des Cordeliers, amphi Bilski-Pasquier : 21 rue de l'École de Médecine - 75005 Paris ///Métro : Odéon /// de 14h à 16h.

> Programme complet sur www.mnhn.fr/iec

Printemps 2011

16 juin 2011


"La nomination de soi : un processus de deshétérosexualisation en contexte lesbien ?", Actualités de la sociologie, séminaire doctoral organisé par Danielle Herlido et animée par Marie Bergström,

Lieu : Institut de Sciences-Politiques (Sciences-Po), 27, rue Saint Guillaume 75337, Paris. /// de 15h à 17h.

Hiver 2011

7 février 2011


"Se dire Lesbienne, vie de couple, sexualité, et représentation de soi", Atelier "Genre(s) et Sexualité(s) de l'Université Libre de Bruxelles, conférence organisé par David Paternotte et animée par Irène Kaufer

Lieu : ULB, 50 avenue F.D. Roosevelt, B-1050 Bruxelles /// de 18h à 20h.

19 janvier 2011


"La part du genre dans les études anthropologiques sur les sexualités", Introduction à l'anthropologie du genre, séminaire de recherche organisé par Gianfranco Rebucini, EHESS.

Lieu : AEHESS, 105 bd Raspail, Salle 3

> Lien du programme complet

Printemps 2010

5 juin 2010


"Quarante ans de pratiques féministes en Île-de-France" , colloque > 9h00-17h45

Colloque organisé par Françoise Flamant, Éliane Viennot, Joëlle Wiels & Anne Zelensky

Lieu : Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution, 36 rue Geoffroy Saint Hilaire PARIS
Jardin des Plantes, M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu


> Lien du programme complet

3 juin 2010 / Recherches contemporaines sur la sexualité au temps du VIH/sida


Journée d’étude organisée par le Réseau de jeunes chercheurs « sciences sociales et VIH/sida » , Coordination de la séance : Pierre Bonny (Rennes 2), Gabriel Girard (Cermes3 – EHESS), Elise Marsicano (Paris XI, Inserm).

 

Lieu : AIDES – Pantin

> Lien du programme complet

17 mai 2010


"Savoirs disciplinés, savoirs indisciplinés : féminisme matérialiste et rapports sociaux de sexe" , Séminaire : Philosophie et sciences humaines. Questions de frontières.

Organisatrice: Mireille Delbraccio (ENS/CAPHES/CNRS) et Liliane Maury (CAPHES/CNRS)

Lieu : EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris.Le 3ème lundi du mois, de 11h à 13h

13 Mai 2010


"Critique des codes de genre et présentation de soi chez les lesbiennes", Feminism in the Field, Symposium  Mc Gill Graduate Group for Feminist Scholarship (GGFS), Performing Feminism (s) 13 et 14 mai 2010


Organisatrices : Adèle Barclay, Danielle Barkley, Ariel Buckley, Claudine Jacques , Rosel Kim, Michelle LeDonne 
Lieu : Université de MC Gill (Montréal, Canada), Thomson House Ballroom/Room 405, 3650 rue McTavish .

> Lien du programme complet

16 avril 2010 (salle F)


" Pensées, politiques et ré sistances fé ministes et lesbiennes des anné es 1970 aux anné es 2000 ", sé minaire Master / Doctorat :
Genres, fé minismes et mobilisations collectives : «Penser l'intersectionnalité dans les mobilisations collectives»

Thàme de la sé ance : Genre, sexualité et autres rapports de pouvoir dans les mobilisations homosexuelles Discutant : Arnaud Lerch (Doctorant en sociologie, CERLIS, Paris V Descartes/CNRS)
Coordination : Anne Revillard (Université Paris 13, CERAL), Bibia Pavard (Sciences Po, Centre d'histoire), Alban Jacquemart (EHESS, IRIS), Magali Della Sudda (Institut universitaire europé en de Florence), Laure Bereni (Institute of French Studies, NYU/Centre Maurice Halbwachs-PRO).


Lieu : ENS, Campus « Jourdan », 48 bd Jourdan, 75014 Paris (Mé tro Porte d'Orlé ans, RER Cité universitaire).
Le sé minaire a lieu le vendredi, de 10h à 12h30.


> Lien du programme complet du sé minaire

15 avril 2010


"Pour une théorisation des savoirs situés : penser la sexualité et les rapports sociaux de sexe des participants sur le terrain de recherche", Journée d’étude : Le sexe et l'orientation sexuelle du chercheur sur son terrain.

Organisateurs : Mélanie Gourarier (doctorante LAS-EHESS) et Patrick Awondo(doctorant LAS-EHESS).

> MSH, 54 bd Raspail, salle 504, de 9h à 18h > > Voir programme complet (pdf)

24 mars 2010


"Féminismes, féministes : quelle transmission générationelle?"
Organisateurs : Centre Simone de Beauvoir de Nantes.

> Espace Simone de Beauvoir, 525 quai de Versailles, 44000 Nantes, à partir de 19h > > Voir programme complet (pdf)

 

Résumé de l’intervention
A partir d'une analyse des diverses tendances du féminisme dans leur dimension historique, cette intervention  se propose de ressaisir les destins tout aussi divers que leur ont réservé les discours contemporains, tant ceux issus des débats universitaires dans la sphère académique que ceux qui inspirent les pratiques politiques. En s'efforçant de questionner le rapport de transmission des féminismes des années 1970 et 1980 aux mouvements de pensée les plus actuels, il s'agira d'identifier quelles sont les continuités à l'oeuvre, donc les apports, tout en assignant en même temps les tensions, voire les ruptures qui caractérisent ce qu'on pourrait appeler le rapport entre générations politiques.


HIVER 2010

8 mars 2010


"L'encadrement normatif de la sexualité";, Journée d'étude : Injonctions et stéréotypes : ces messages qui font genre", IUT b Tourcoing - Université de Lille 3.
> Voir le programme

6 janvier 2010


"Théories des savoirs situés : épistémologie, méthodologies et pratiques de terrain "
Séminaire de recherche : La dimension sexuée du processus d’enquête : genre, sexualité et réflexivité, Organisation
>> Natacha Chetcuti


>> Sébastien Roux, Docteur de l’EHESS, Chercheur associé à l’Iris
>> Marianne Blidon, Maître de conférences à l’Université Paris 1/Panthéon-Sorbonne

1er mercredi du mois de 19 h à 21 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 4 novembre 2009 au 2 juin 2010

Les recherches en sciences sociales sont encore trop souvent aveugles à la dimension sexuée du processus d’enquête. Les analyses réflexives se sont multipliées depuis une trentaine d’années, mais elles continuent de minimiser – voire d’éclipser – les interrogations posées par le sexe des chercheur-e-s et les enjeux particuliers qu’il soulève. Et si ces questionnements sont aujourd’hui discutés par les sciences sociales anglo-saxonnes, ils peinent à s’exporter et résonner dans l’espace français. À partir d’études de cas, ce nouveau séminaire vise ainsi à développer une réflexion interdisciplinaire sur la place du genre et de la sexualité dans le processus de recherche (anthropologie, histoire, géographie, sociologie). Seront notamment abordés : l’influence du sexe dans les interactions entre chercheur-e-s et enquêté-e-s, les problèmes éthiques et déontologiques posés par l’analyse des questions sexuelles et la tension entre explicitation et préservation de l’intimité du choix du sujet à sa restitution. Si les travaux centrés sur le genre et la sexualité seront particulièrement discutés, le séminaire sera ouvert à une pluralité d’objets, ces interrogations traversant tous les domaines des sciences sociales.

 

Programme / résumé du séminaire - PDF

 

Résumé de communication
La neutralité, un des « sacro-saints présupposés de la recherche dite scientifique » (Descarries, 1994), au nom duquel il conviendrait d’opposer une position « objective » à une position « subjective » et une science « vraie » à une science « idéologisée », est une notion qui a été largement débattue par la sociologie et l’anthropologie féministe depuis les années 1970. Si ce débat soulève une question d’épistémologie, donc d’interprétation, on ne saurait oublier, ainsi que l’écrit M.C d’Unrung « que toute recherche interprète – ou n’est pas« (d’Unrung, 1975). D’où l’importance de la question soulevée et analysée par la critique féministe des sciences au nom des savoirs situés, c’est-à-dire d’une doctrine de l’objectivité incarnée (Juteau Lee 1981 ; Haraway 2009). Autrement dit, il ne peut y avoir de méthode scientifique objective sans prendre en compte le fait que nous agissons sur les faits et quelle que soit notre posture nous produisons des objets scientifiques incarnés par le sexe, le genre, la race, les appartenances sociales et sexuelles. L’enjeu de cette communication est de saisir la manière dont se fabrique le « savoir » en tenant compte des rapports de domination, autrement dit des structures, des situations qui produisent le langage des acteurs en présence, considéré comme partie intégrante d’une partialisation des données. Ce questionnement, issu de l’anthropologie réflexive et dialogique, permet de mettre en évidence la contingence sociologique d’un rapport au monde d’où s’origine la production de données et de saisir ainsi la manière dont les savoirs locaux font sens, ceux-ci se trouvant recueillis dans un setting particulier (Greco, à paraître) qu’est le terrain de recherche.

AUTOMNE 2009

jeudi 26 et vendredi 27 novembre 2009 / LYON


« Du Corps Lesbien au phallus lesbien : de Monique Wittig à Judith Butler - Résistance et subjectivation »
Colloque « Lire MW aujourd’hui » organisé par les équipes « Passages XX/XXI » (Lyon 2), le Centre d’Etudes Poétiques (ENS LSH) et le groupe Marge (Lyon 3), avec le soutien de la Région Rhône-Alpes (Programme : « Culture, Patrimoine, Création » - Cluster 13) 

Programme complet de la journée - PDF


Monique Wittig (1935-2003) est l’auteur d’une œuvre importante : L’Opoponax, prix Médicis en 1964, estsalué par Duras, Sarraute et Simon. Suivent notamment des Guérillères (1969), Le Corps lesbien (1973) et Virgile , non (1985). Elle est reconnue et étudiée depuis longtemps déjà à l’étranger, et notamment aux Etats-Unis, où elle a vécu, écrit et enseigné à partir de 1976. En France, les enjeux de ses propositions formelles (on pense notamment à la « trilogie pronominale » : on, elles, j/e constituée par les trois premiers livres) restent à approfondir. Ce travail d’écriture est inextricablement lié à une activité militante et à une exigence théorique. Participant dès l’origine au Mouvement de Libération des Femmes, Monique Wittig défend un féminisme matérialiste et remet en cause la catégorie même de sexe : La Pensée straight, paru, tardivement, en 2001 en français, reprend la plupart de ses essais, et est devenu un texte de référence. 

     Lire Monique Wittig aujourd’hui, c’est interroger les rapports entre façons d’écrire, façons de parler et façons d’agir, tels qu’ils se manifestent dans ses textes même : « la seule opération politique qu’[un texte] puisse accomplir » c’est « introduire dans le tissu textuel du temps par la voie de la littérature ce qui lui tient à corps » (La Pensée straight, p. 92).

     Il s’agira ainsi de revenir sur les effets produits par les textes de Wittig, pour en déployer la polysémie, condition de leur efficacité selon elle. On pourra aborder dans cette perspective les articulations internes de l’œuvre (les rapports entre versants théoriques et littéraires de l’écriture, notamment) ; on s’interrogera sur ce que Monique Wittig fait des autres textes (comment, par exemple, elle lit la littérature antérieure, le marxisme, les auteurs étrangers, le féminisme, ses aînés et contemporains du « Nouveau Roman », la sémiotique, l’anthropologie structurale ou la psychanalyse, etc.) ; on s’intéressera à des pans encore très méconnus du corpus, comme les textes dramatiques, que ce colloque sera l’occasion d’explorer.

     On observera aussi ce que Monique Wittig produit aujourd’hui dans la littérature, dans la réflexion sur les genres et la théorie queer. A la suite des travaux déjà menés à l’étranger et en France, en particulier du colloque de 2001 à la Columbia University de Paris, on reviendra sur l’efficace actuelle des propositions formelles et politiques radicales de Monique Wittig (les modalités de lecture du texte wittigien, les réceptions de l’œuvre en Amérique du Nord, en France, plus largement en Europe, etc.).

     Tirant toutes les conséquences de l’affirmation selon laquelle « chacun de nous est la “somme” des transformations effectuées par les mots » (La Pensée straight, p. 108), on multipliera les approches de ces textes dont la cohérence consiste à lier toujours création langagière, propositions sociales et politiques, redéfinition des sujets et questionnement des genres.

     Ce colloque, qui se déroulera les 26 et 27 novembre 2009 à Lyon, se conçoit donc comme une invitation à lire ensemble tous les textes de Wittig (romans, théâtres, essais) et à examiner l’apport de leurs dispositifs politiques dans le tissu textuel de notre temps. 

13 novembre 2009


« Le genre à l’épreuve des dispositifs de pouvoir, de langage et de catégorisation sociale »
Journée d'étude co-organisé avec  Luca Greco, ILPGA, Université Paris 3, Sorbonne Nouvelle.
Programme complet de la journée - PDF


Cette journée se donne pour objectif d’aborder la question des relations entre langage, pouvoir et catégorisation à partir d’un objet d’analyse commun : le genre.

Les questions soulevées par les participantEs se situant dans les domaines de la linguistique, de la sociologie, des sciences politiques et de la philosophie sont :

-de quelle façon le pouvoir (entendu comme « une multiplicité des rapports de force » Foucault 1976 : 121) configure-t-il la façon dont nous catégorisons le réel ?

-quel est le rapport que nous entretenons entre un répertoire et un vocabulaire catégoriel transmis par la culture et la complexité et l’imprévisibilité de nos pratiques ?

-quel est le rôle accompli par le langage dans la reproduction et la contestation du pouvoir, (voire des normes de genre) ?

-comment nos pratiques quotidiennes indexent-elles le genre via (ou/et contre) un système normatif qui nous dépasse et qui se situe en dehors (ou en deçà) du hic et nunc des pratiques quotidiennes ?

-comment peut-on penser l’agentivité (agency) des acteurs au prisme des relations entre catégorisation, pouvoir et langage ?

Ces questions nous permettront enfin de proposer des pistes de recherches autour du genre en tant que dispositif linguistique, historique et normatif d’un point de vue pluri(et trans)disciplinaire.

Natacha Chetcuti, Luca Greco

PRINTEMPS 2009

21 mai 2009, 19h


« Le désir a-t-il un genre ? »
Table ronde organisée par Stéphanie Arc, avec Catherine Vidal, Nathalie Bajos et Eric Fassin. - Forum des Images, Paris.

7 avril 2009


« Nouvelles formes de configurations sexuelles à travers une lecture du script »
Séminaire Anthropologie de la sexualité dirigé par Laurent Barry, Marie-Elisabeth Handman et Dolorès Pourette - EHESS, Paris.

31 mars 2009, 15h30


« Enjeux politiques du lesbianisme : catégorisations et mode de subjectivation du genre ? »
Langage, pouvoir et idéologies, Cours alternatif dirigé par Luca Greco, ILPGA - Université Paris-III.

Samedi 28 mars 2009


« Empowerment et devenirS sujet - agentivité, sexualité et subjectivité »
Journée d'étude Autour d'Haraway, organisée par Elsa Dorlin- Université de La Sorbonne, Paris
Programme complet de la journée

HIVER 2009

25 Février 2009


« Normes socio-sexuelles du point de vue minoritaire : invention relationnelle ? »
Séminaire genre et rapports sociaux de sexe, 2ème semestre, cours dirigé par Karine Chaland et Roland Pfefferkorn, 2ème et 3ème cycle (M1, M2 et doctorat) - Université Marc Bloch de Strasbourg.

Le modèle ancien du lesbianisme voué à la discrétion et à la pénombre semble être renversé par une revendication incarnée par une sexualité qui doit se dire. Les différentes approches nominatives et leurs diverses expressions selon les expériences vécues nécessitent des éclaircissements, à commencer par la compréhension des procédés utilisés et la manière dont ils sont maniés selon les trajectoires socio-sexuelles, les pratiques quotidiennes de sociabilité et les appartenances politiques lesbiennes. En outre, si les différentes manières de se définir varient selon les parcours, le passage d’une conception du lesbianisme à une autre peut modifier le rapport à la conjugalité, le contenu du « script » sexuel et la place de chacune dans le scénario. Les pratiques lesbiennes analysées et décrites pourraient ainsi contribuer aux questionnements sur les usages des catégorisations homosexualité, hétérosexualité, sexe et genre. L’analyse de leurs trajectoires et leur mise en regard avec les normes hétérosexuelles (du point de vue des femmes) ne permet pas seulement de cerner leurs éventuelles singularités, mais elle vise également à esquisser un déplacement des usages possibles des catégorisations sociales et politiques. Dans le cadre de cette intervention, cette proposition de dé-centrement par le sujet minoritaire s’ordonne principalement sur deux dimensions : l’auto- désignation et la conjugalité.

4 février 2009


« Quelle voie dans la conquête du statut d'humain pour des sujets en devenir ? De Simone de Beauvoir à Monique Wittig »
Séminaire Sexe/genre et reproduction, 2ème semestre, cours dirigé par Laurence Tain, 2ème et 3ème cycle (M1, M2 et doctorat) - Université de Lyon II.

À partir de la formule de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on le devient » et celle de Monique Wittig « On ne naît pas femme », cette intervention se propose de revenir sur la notion de devenir femme et ainsi de rendre compte de l'élaboration des catégories de sexe au cœur du système social de l'hétérosexualité normative. Analyser en les comparant les textes de Beauvoir et Wittig permet d'interroger le présupposé de la différence des sexes comme modèle cognitif et son maniement dans les études sur le genre et celles sur l'hétérosexualité et l'homosexualité. Quelle voie dans la conquête du statut d'humain pour des sujets en devenir : la « masculinité » comme forme de mise à distance du conditionnement femme ou la redéfinition du principe de l'altérité par la dénaturalisation des sexes/genre ?